📶 Speedtest Tracker — Présentation & Configuration Premium (Mesure & suivi de débit)¶
Monitoring de performance Internet (débit/latence/jitter) + dashboards + historique¶
Optimisé pour reverse proxy existant • Qualité de mesures • Gouvernance • Exploitation durable
TL;DR¶
- Speedtest Tracker exécute des tests (souvent basés sur Ookla Speedtest) et historise les résultats (débit, ping, jitter, uptime).
- Objectif : voir la réalité de ta connexion (pics, heures, incidents, perte de perf) et prouver un problème ISP.
- Version “premium” : fréquence raisonnable + sélection serveur + cohérence métriques + alerting + règles de conservation + validation + rollback.
Docs projet : https://docs.speedtest-tracker.dev/
Repo : https://github.com/alexjustesen/speedtest-tracker
✅ Checklists¶
Pré-configuration (qualité de mesure)¶
- Définir l’objectif : “preuve ISP”, “SLA maison”, “stabilité VPN”, “upline DC”
- Choisir la fréquence (éviter de spammer / fausser) : ex. toutes les 30–60 min
- Définir un serveur de test fixe OU une stratégie de sélection (stabilité vs réalisme)
- Décider des seuils d’alerte (ex: ping/jitter/packet loss si dispo)
- Définir la rétention (ex: 90 jours, 1 an) + export (CSV/backup)
Post-configuration (go-live)¶
- Les résultats se stockent correctement (pas de trous)
- Les graphiques sont cohérents (pas de valeurs aberrantes permanentes)
- Les alertes déclenchent correctement (test “incident simulé”)
- La timezone est correcte (sinon les graphes mentent)
- Le runbook “incident perf internet” est prêt
Tip
Pour des graphes “parlants”, la cohérence est plus importante que la fréquence : même serveur, même protocole, même fenêtre horaire.
Warning
Tester trop souvent peut fausser tes propres résultats (saturation) et/ou te faire limiter par le fournisseur de test.
Danger
Ne traite pas les chiffres comme absolus : Wi-Fi, congestion locale, routage ISP, CGNAT, peering… Tout peut impacter. Documente le contexte (heure, réseau, équipement).
1) Vision moderne (ce que Speedtest Tracker apporte vraiment)¶
Speedtest Tracker n’est pas “un speedtest avec un joli graphe”.
C’est : - 📈 Un historien (tendance, saisonnalité, incidentologie) - 🧪 Un instrument de mesure (débit descendant/montant, latence, jitter selon implémentation) - 🧠 Un outil de décision (est-ce le Wi-Fi ? l’ISP ? le routeur ?) - 🧾 Un élément de preuve (tickets ISP, SLA, comparatifs avant/après)
2) Architecture globale¶
3) Stratégie de mesure (le cœur “premium”)¶
3.1 Fréquence recommandée (pragmatique)¶
- 30–60 min : bon compromis (tendance + incidents)
- 15 min : si tu diagnostiques un incident récurrent (temporaire)
- 1–3 h : si tu veux juste “santé globale” sans bruit
🎯 Règle : augmente la fréquence seulement quand tu cherches une cause.
3.2 Serveur de test : fixe vs auto¶
- Serveur fixe (recommandé pour tendances) :
- comparabilité maximale
- moins de variance
- Auto (représente “l’expérience réelle”) :
- variance plus forte
- utile si tu veux refléter le routage du moment
Tip
Mode “preuve ISP” : fixe un serveur proche/fiable, et garde-le identique pendant des semaines.
3.3 Où mesurer (placement réseau)¶
- Idéal : depuis un point câblé proche du routeur (évite le bruit Wi-Fi)
- Comparatif : un second point de mesure en Wi-Fi pour prouver l’écart LAN/Wi-Fi
- Attention : si tu mesures depuis un VPS, tu mesures surtout… le VPS et la route vers lui.
4) Lecture des métriques (pour éviter les mauvaises conclusions)¶
Débit descendant / montant¶
- Sensible à : congestion, peering, QoS, bufferbloat, uploads simultanés
- Valeur utile : tendance sur 7/30 jours + percentiles (p50/p95)
Latence (ping) & jitter¶
- La latence reflète la réactivité.
- Le jitter reflète l’instabilité (voix/visio/gaming).
- Une baisse de débit sans hausse de ping ≠ même cause qu’une hausse de ping + jitter.
Warning
Un “bon débit” avec un jitter élevé peut être pire qu’un débit moyen stable (visioconf / VoIP).
5) Alerting (quand et comment)¶
Exemples de seuils (à adapter)¶
- Ping > X ms sur Y tests consécutifs
- Download < X Mbps sur Y tests consécutifs
- Upload < X Mbps sur Y tests consécutifs
- Jitter > X ms sur Y tests consécutifs
Bonnes pratiques¶
- Privilégie N tests consécutifs pour éviter les faux positifs
- Ajoute une “fenêtre de maintenance” (ex: la nuit si l’ISP fait des travaux)
- Loggue le contexte : reboot routeur, MAJ firmware, changement câble, etc.
6) Qualité des données (anti “graphes menteurs”)¶
6.1 Normaliser le contexte¶
- même point de mesure (machine/host)
- même interface (Ethernet vs Wi-Fi)
- même charge réseau (éviter backups/seedbox pendant le test)
- mêmes DNS/routeur si possible
6.2 Gérer les valeurs aberrantes¶
- note les événements (coupure, reboot, maintenance)
- corrèle avec tes logs routeur/modem si tu les as
- ne panique pas sur un seul point isolé
7) Sécurité & exposition (sans recettes d’install)¶
- Accès via reverse proxy existant + auth (SSO/forward-auth/VPN)
- Comptes à privilèges minimaux
- Ne pas publier publiquement les graphes si ça révèle ton infra (heures d’absence, patterns)
Danger
Les historiques de performance peuvent aider un attaquant à comprendre tes habitudes, et parfois ton exposition (pannes, plages horaires).
8) Workflows premium (diagnostic “pro”)¶
8.1 Incident : “internet lent le soir”¶
8.2 Checklist “preuve ISP”¶
- Serveur fixe
- Mesure en Ethernet
- Fréquence 30–60 min
- Capture sur 7–14 jours
- Graphes débit + ping/jitter
- Notes des événements (reboot, travaux, etc.)
9) Validation / Tests / Rollback¶
Tests de validation (smoke)¶
# Vérifier que l'UI répond (adapter host/url)
curl -I https://speedtest.example.tld | head
# Vérifier présence de nouveaux résultats (contrôle visuel dashboard)
# Vérifier que la courbe se met à jour après un test planifié
Tests de cohérence (anti-faux)¶
- Les tests sont à intervalles réguliers (pas de trous)
- La timezone est correcte (courbes alignées sur les heures réelles)
- Les valeurs sont plausibles (pas 0 Mbps récurrent sans incident réel)
Rollback (opérationnel)¶
- Revenir à la dernière configuration stable (fréquence, serveur, alertes)
- Restaurer les exports/backup DB si une mise à jour casse l’historique (si tu en fais)
- Garder un runbook “retour arrière” : 5 minutes max
10) Sources — Images Docker (format demandé, URLs brutes uniquement)¶
10.1 Image “officielle / recommandée” (LinuxServer.io)¶
lscr.io/linuxserver/speedtest-tracker(registre LSIO) : https://lscr.io/linuxserver/speedtest-trackerlinuxserver/speedtest-tracker(Docker Hub) : https://hub.docker.com/r/linuxserver/speedtest-tracker- Doc LinuxServer (image) : https://docs.linuxserver.io/images/docker-speedtest-tracker/
- Repo packaging LinuxServer : https://github.com/linuxserver/docker-speedtest-tracker
- Docs Speedtest Tracker (indique que l’image est construite par LinuxServer.io) : https://docs.speedtest-tracker.dev/getting-started/installation
10.2 Image communautaire la plus citée (upstream du projet)¶
ghcr.io/alexjustesen/speedtest-tracker(GitHub Container Registry) : https://github.com/alexjustesen/speedtest-tracker- Site / docs projet : https://docs.speedtest-tracker.dev/
- Repo source (référence) : https://github.com/alexjustesen/speedtest-tracker
10.3 Alternatives “speedtest” (autres approches)¶
openspeedtest/latest(Docker Hub — serveur speedtest web) : https://hub.docker.com/r/openspeedtest/latest- OpenSpeedTest (self-hosted info) : https://openspeedtest.com/selfhosted-speedtest
- Repo Docker OpenSpeedTest : https://github.com/openspeedtest/Docker-Image
lscr.io/linuxserver/librespeed(LSIO — alternative self-hosted) : https://docs.linuxserver.io/images/docker-librespeed/
✅ Conclusion¶
Speedtest Tracker est une brique “observabilité Internet” : - utile quand tu veux comprendre et prouver, - fiable quand tu rends la mesure cohérente, - pro quand tu ajoutes alerting + gouvernance + validation + rollback.